Vendredi 20 novembre 2009 :
Me revoilà. Une envie d'écrire comme une envie de pisser. Une envie de me confier, mais personne à qui parler. Et me voilà, ici. A écrire, à personne. Seule, mal, je me sens. J'ai parfois l'impression que, non, je ne suis pas si faible que ça. Et ces moments là, c'est les meilleurs moments. Mais comme on dit, les bonnes choses ne durent qu'un temps. Et tout compte fait, et bien si, je suis si faible que ça. Pas la force de lutter. Pas la force d'espérer. Plus le temps passe et plus je prend conscience. Conscience que la vie n'est qu'un vague mélange de conneries. Que les gens souffrent mais font tous semblant. Que ceux qui sont vraiment heureux, sont alors niais. Aveuglés par un "je ne sais quoi", ils finissent imbéciles heureux, comme on dit si bien... Moi j'en ai marre de ne vivre qu'à travers des milliers de rêves qui finissent tous échouer les uns après les autres au large de la déception. Je me renferme telle une huître chaque jour un peu plus. Ne dit plus rien, mais n'en pense pas moins. Et chaque jour qui passe est une larme de plus dans cet océan de dégoût qu'est la vie et dans lequel je me noie doucement petit à petit. Le temps passe et moi je stagne. A rêver. Sans cesse. Je passe mon temps à ça de toute manière. Et j'y consacrerai tout le reste de ma vie sûrement si ça continue ainsi. C'est peut-être bien d'ailleurs la seule dont je suis encore capable : rêver. La seule chose pour laquelle je suis réellement faite. Malheureusement, ce n'est pas avec des rêves que j'ai vais construire ma vie. Ce n'est pas en se faisait des films en permanence dans sa tête qu'on avance. Loin de là.
Je m'arrête ici pour aujourd'hui. Je n'avais plus l'habitude de me plaindre.
L.